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    May 24

    expo élèves de Blois

    exposition 

    L’Art’elier

    peintures et dessins

     

    Du 15 mai au 2 juin 2006 – ouvert tous les jours de 10h à 19h - Entrée libre

     

    Maison de Retraite de Vaux de Chaume – 1175 route de la forêt 

    41110 Saint Aignan

    http://artelierdesandra.free.fr

    May 10

    Evolution du "tango chanson"

    Évolution du " tango chanson "
    Quand le tango commence à pénétrer dans les salons chics de Buenos Aires, il n’était plus acceptable que les paroles de tango soient de simples refrains de lupanars. Il fallait que les textes soient adaptés pour les gens de ces quartiers. La transition est ainsi assurée par Pascual Contursi. Il est sans contexte le précurseur dans ce domaine. Certain disent qu’il est le premier auteur des paroles de tango " El hacedor del tango ", c’est à dire " le créateur du tango chanson ". Contursi change fondamentalement l’esprit des paroles de tango. Le tango devient " argumenté ", il raconte une véritable histoire. Il met en place les véritables fondements de la poésie tanguera. Contursi est né en 1888 à Chivilcoy dans la pampa argentine. Il connu un succès croissant à Montevideo, à Buenos Aires puis en Europe où il vécut en France et en Espagne. Début 1932, Gardel se charge de le rapatrier en Argentine où Contursi mourut dans un asile le 29 mai, atteint de folie.
    Dans Mi noche triste (Ma triste nuit), l’auteur en s’adressant au " tu " et implique le " je ". Il introduit ainsi deux personnages et le ton du texte, entre reproche et nostalgie. Par la suite, Contursi ne fait qu’intensifier le reproche en rappelant le passé et ses sentiments pour la femme qui l’a abandonné. Dans les trois derniers couplets, il argumente sa peine en dressant les images de sa désillusion. Il utilise des images fortes, comme ce miroir qui aurait pleuré le départ de son amour, celle de la guitare et de la lampe pour renforcer l’idée de l’abandon et de la désillusion. Contursi est le premier lettriste de tango à donner à ses textes une véritable structure, un sens, à argumenter ses paroles. 

    Naissance du tango argentin

    Naissance du tango argentin

    Le tango est naît en 1898, dans les bas fonds, les bordels, les bars louches et les lupanars crasseux de Buenos Aires et de Montevideo, près du Rio de la Plata. Dans ces quartiers populaires où se côtoient les émigrés (notamment de souche italienne et espagnole) et les gauchos argentins. Il raconte des histoires de couteaux, les aventures des vauriens et des souvenirs douloureux. Les auteurs sont souvent des anonymes. A travers la danse, les classes populaires s’extériorisent et oublient les difficiles conditions de vie de cette époque. Les émigrés avaient nourri beaucoup d’espoir avec leur arrivée en Argentine. On leur avait promit de la terre et de l’argent. Or en arrivant, la réalité est toute autre. La terre est déjà partagée entre quelques-uns uns. Au début du XXème siècle, le Tango est défini comme une musique marginale, musique de la zone et des faubourgs miséreux, une danse canaille, lancée par des machos querelleurs, sans intérêt et donc le Tango est mal considéré par la bonne société Argentine. Ce n’est que lorsque le tango est devenu une mode à Paris et à Londres, propagé par les marins dès 1910, que les Argentins commencent à légitimer la musique et la danse du tango en l’installant dans les beaux quartiers vers les années 1910.
    Quand le tango chanson fait son apparition, les principaux thèmes sont la tristesse, la nostalgie de ce qui est perdu, l’abandon, la trahison. La mère, la guitare et le bandonéon sont souvent évoqués également. Le tango est une plainte de l’âme en peine, une lamentation mélancolique. Au niveau du vocabulaire, qui est qualifié de lunfardo, les tanguistes emploient celui des souches populaires, le langage de la " zone ". Par exemple, les paroliers n’hésitent pas à utiliser des termes grossiers tels que " mina " (qui désigne une prostituée) ou bien cojones (qui désigne les testicules), " morfar " (bouffer), etc. Cette langue est née du mélange d’immigration et du monde rural argentin. Pour toutes ces raisons, les littéraires de Buenos Aires ne considèrent pas les paroles du tango comme de la littérature ni de la poésie. Et pourtant, si au départ sa danse et sa musique sont mal vues, celles-ci atteignent rapidement les quartiers chics de la capitale suite à l’effet de mode parisien. Contrairement aux paroles qui restent longtemps en retrait de la vie culturelle argentine. Si l’on peut parler de vers dans le tango, ils ne sont traditionnellement pas rimés. La rythmique de ses paroles suit souvent l’exemple de sa musique avec dans la plupart des temps le schéma 1.2.3.4/1.2/1.2 et le temps fort est sur le 4. 

    Le tango, évolution poétique?

    Le tango, évolution poétique ?

    La première image que l’on se représente du tango est celle d’une danse sensuelle et provocante venue d’Argentine. Aujourd’hui, le tango est un symbole de spectacle, de compétition, parfois à la limite de l’acrobatie, de par ses troupes professionnelles qui parcourent le monde. Pourtant, le tango, né à la fin du XIXème siècle, a été longtemps considéré comme une danse indécente par la haute société argentine. Il est devenu, de nos jours, un argument touristique et scénique, ce qui l’éloigne de l’ambiance dans laquelle il a évolué à ses origines. Le tango est non seulement cette danse fascinante et passionnée, mais aussi musique. A Buenos Aires sous l’impulsion d’Astor Piazzola, il connaît une rapide évolution vers la musique de concert. Qu’en est-il des paroles de tango ? En Argentine, elles ont été longtemps considérées comme le fruit de la classe populaire, et laissées en marge de la vie littéraire de Buenos Aires. Certes bon nombre d’auteurs de tango ont produit des paroles médiocres, mais n’en est-il pas de même pour certains auteurs de poésie ? C’est en allant au cœur du tango, de ses origines, en essayant de comprendre pourquoi il est resté si longtemps en retrait de la vie littéraire à Buenos Aires que l’on peut discerner ses évolutions sur le plan littéraire et, pourquoi pas, poétique.
    May 09

    Quelques "tangos"

    Texte de Bernard DEMORY

    artiste peintre, écrivain, conférencier artistique et conseil en créativité.(France 1939-2004)

     

     

    « Qui peut mieux parler d’un Artiste, qu’un autre Artiste »  

     

             Sandra LABARONNE est née en Argentine, terre des grands espaces et des contrastes, berceau du tango.

             Adolescente, elle découvre la peinture avec Picasso, Klimt, Egon Schele, Vincent Van Gogh et Paul Gauguin, artistes qui font exploser les formes et exalter les couleurs.

     

             Ses lectures la portent vers des écrivains qui mêlent érotisme et fantastique : Gabriel Garcia Marquez et Pablo Neruda.

     

             Tôt impliquée dans la vie artistique Argentine, elle participe à de nombreuses manifestations, expose ses travaux et prend la direction éditoriale de Lola Mora, revue des arts plastiques qui lui permet, grâce à des interviews et des visites d’ateliers, de prendre contact avec les figures marquantes de l’art Argentin et international.

     

             Elle quitte l’Argentine pour s’établir en France. A Nancy, d’abord, où elle fait plusieurs expositions puis dans le Loire et Cher, qui lui permet de découvrir la douceur du Val de Loire.

     

             J’ai parlé du tango, ce n’est pas seulement pour le folklore. Car la peinture de Sandra LABARONNE, avec ses couleurs violentes (prédilection pour le rouge), ses corps désarticulés, ses mises en scène insolites et tourmentées, évoque irrésistiblement cette danse tendre, mélancolique et sensuelle.

     

             Le tango, «cette fleur du guinche exotique» comme le chante Léo Ferré, est plus qu’une danse mais l’affrontement de deux corps, de deux solitudes pris dans un furieux et tragique appétit de vivre.

     

                Toute cette richesse, on la retrouve dans la peinture de Sandra LABARONNE.

    Quand elle parle de thèmes qui l’inspirent, les mots qui reviennent le plus souvent sont l’homme, l’existence, la vie, l’amour, les conflits.

     

             Ce sont les mêmes thèmes qui ont inspiré les symbolistes et les expressionnistes.

     

             Et l’angoisse. Et la nostalgie.

     

             Derrière les apparences, les couleurs somptueuses et la composition baroque («le baroque, ce sont des formes qui volent») la peinture de Sandra LABARONNE, si on la regarde bien, nous fait découvrir, au-delà de la violence et de l’érotisme, un monde où l’amour lui-même, par la violence qui l’anime, est à la fois générateur de plaisir et d’angoisse.

     

             Comme Gauguin ou Egon Schiele (et de nombreux expressionnistes Allemands) elle nous parle de nous, du bonheur de vivre et de la crainte face à la mort.

     

             Ce qui ne signifie pas - Dieu nous garde ! - que sa peinture est morbide. Loin de là !

     

             Elle nous dit simplement que la vie est à la fois douceur et violence.

     

             Les couleurs, l’audace de la composition, bien au contraire, éclatent de vivalité.

     

             Que Sandra LABARONNE ait été nourrie d’opéra et de musique romantique, cela transparaît à l’évidence dans son oeuvre. Les sentiments, es passions, la douleur, y sont exaltés avec une forces chromatique d’où la tiédeur et la joliesse sont délibérément exclues.

     

             En regardant ses toiles, on entend résonner les passages déchirants de Verdi, les accents poignants de Schubert ou de Chopin.

     

             Quand aux techniques utilisées par l’artiste, elles varient selon sa fantaisie : huile, acrylique, pastel, collages, encres ou gravure sur bois.

     

             Parallèlement à son travail de peintre, elle mène une action pédagogique auprès d’enfants et d’adultes, qui grâce à elle, découvrent les joies profondes d’exprimer leurs sentiments et leurs émotions avec ces matériaux si banals : une toile, des pinceaux et des tubes de couleurs.

     

     

    Bernard DEMORY.

     

     

     

    May 07

    L'affiche pour Quetzal

    Quand Cristophe m'a convoqué pour la creation d'un affiche pour Quetzal, nouveau groupe de musique caraïbe, n'avez aucune photo/image/enregistrement...rien a me donner. Je suis parti d'une description verbal...en forme de peinture sur toile. Et voila qu'est-ce que a donné, au cours du travail il y a eu quelque "retouches" pour accentuer l'image "cool" et "fiesta" que le groupe voulez donner...La premiere presentation de Quetzal eu lieu le mois d'avril, dans le bar "Le Colibri" à Orleans, dans une ambiance plutôt "intime", très détendu et amical. La musique caraïbe est très different,  peu connu pour moi. Super dans une plage avec des palmiers!!!

    petit format à Harmonia Mundi

    EXPOSITION
     Sandra Labaronne
    Tango Argentin
    peintures
     

    Du 2 au 30 Mai 2006

     harmonia mundi
    9, rue Saint-Martin - 41000 BLOIS - Tél./Fax : 02 54 78 20 58